Dans le cadre de l’enquête judiciaire, les mesures s’accélèrent

Le procureur de la République de Montpellier, Christophe Barret avait ouvert une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme après l’expédition punitive menée par des hommes cagoulés dans la nuit de jeudi 22 à vendredi 23 mars et visant des étudiants protestant contre la loi Vidal modifiant les conditions d’accès à l’université.

Selon une dépêche de l’AFP  : Le doyen et un professeur de la fac de droit de Montpellier ont été placés en garde à vue, annonce le procureur. L’ex-doyen de la fac de droit Philippe Pétel a été désigné par plusieurs témoignages comme la personne qui aurait permis – voire incité – l’évacuation violente d’élèves grévistes jeudi dernier.

Deux agents de sécurité sont également au commissariat pour être eux aussi entendus.

 

 Mardi 27 mars une AG de plus de 2000 étudiants s’est tenue à l’extérieur des bâtiments de l’université Paul-Valéry à Montpellier. Les étudiants ont voté l’occupation illimitée et exigent que l’ex-doyen de la faculté de Droit, soit démis de ses fonctions de professeur.

L’intersyndicale demande de la réouverture de la faculté de droit le 3 avril

Des membres de l’intersyndicale de l’université de Montpellier ont été reçu par le président Philippe Augé pour lui demander que la faculté de droit puisse rouvrir mardi 3 avril dans des conditions de sécurité maximales et que toute la lumière soit faite sur cette agression.

L’intersyndicale demande que les professeurs incriminés ne puissent plus se présenter devant leurs élèves après la réouverture de la faculté.

Dans la matinée du mercredi 28 mars, Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, est entrée en contact avec le cabinet du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle a porté l’exigence que l’enquête administrative soit menée à son terme, que ses conclusions soient rendues publiques et que des sanctions soient prises.

La ministre a assuré que les choses iraient à leur terme et qu’au vu des conclusions de l’enquête, des sanctions exemplaires pourraient être prises.